La première nuit à l’ecovillage de Pourgues !
Celle où tu poses enfin ton sac.
Où tu t’installes dans ta tente, ta chambre, ton van, ou même un simple matelas sous les étoiles.
Tu respires.
Pas un grand souffle de victoire. Non. Un petit souffle timide. Comme si ton corps, pour la première fois depuis longtemps, se donnait le droit de ralentir.
Tu réalises que quelque chose a changé.
Les bruits ont changé.
Le fond sonore de ta vie a switché.
Fini les klaxons, les vibrations, les ascenseurs, les notifications.
Ici, c’est le silence.
Un vrai silence.
Mais un silence peuplé : de grillons, de craquements de branches, d’un hibou qu’on n’entend que quand on écoute.
Et de ton cœur. Qui bat. Enfin. À son rythme.
Tu crois que tu vas bien dormir.
Tu rêves d’un sommeil profond.
Mais non. Tu tournes. Tu ressasses.
Ton système nerveux flippe un peu.
Il cherche ses repères.
Il se demande : “C’est quoi cet endroit ? Pourquoi tout est lent ? Pourquoi personne ne me réclame ? Pourquoi je ne suis pas en train de faire quelque chose d’utile ?”
Et toi, tu découvres une vérité simple : le calme, au début, peut faire peur.
Parce qu’il te met face à toi.
Et puis…
Tu ouvres les yeux.
Un peu plus tôt que d’habitude.
Le ciel est rose.
Un café chauffe dans la cuisine commune.
Quelqu’un passe, te dit bonjour, sincèrement.
Pas un “bonjour” automatique.
Un “bonjour” qui te regarde. Qui t’accueille.
Tu n’as pas changé de monde.
Mais ton monde intérieur, lui, vient de s’ouvrir.
Et tu le sens :
Tu viens de commencer quelque chose.
Tu n’as pas tout compris.
Tu ne sais pas encore ce que tu vas vivre ici.
Mais il y a ce petit frisson, là, quelque part entre la poitrine et le ventre.
Un mélange de peur douce et d’élan vital.
Comme quand on s’apprête à tomber amoureux.
Et tu sens, sans pouvoir l’expliquer, que quelque chose vient de commencer.
Pas un séjour.
Pas des vacances.
Un basculement. Une transition.
Le genre de début qu’on n’oublie pas.
Parce qu’il ne parle pas à ta tête.
Il parle à plus loin, plus profond.
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